Code Civil

Article 972 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Si le testament est reçu par deux notaires, il leur est dicté par le testateur ; l'un de ces notaires l'écrit lui-même ou le fait écrire à la main ou mécaniquement. S'il n'y a qu'un notaire, il doit également être dicté par le testateur ; le notaire l'écrit lui-même ou le fait écrire à la main ou mécaniquement. Dans tous les cas, il doit en être donné lecture au testateur. Lorsque le testateur ne peut s'exprimer en langue française, la dictée et la lecture peuvent être accomplies par un interprète que le testateur choisit sur la liste nationale des experts judiciaires dressée par la Cour de cassation ou sur la liste des experts judiciaires dressée par chaque cour d'appel. L'interprète veille à l'exacte traduction des propos tenus. Le notaire n'est pas tenu de recourir à un interprète lorsque lui-même ainsi que, selon le cas, l'autre notaire ou les témoins comprennent la langue dans laquelle s'exprime le testateur. Lorsque le testateur peut écrire en langue française mais ne peut parler, le notaire écrit lui-même le testament ou le fait écrire à la main ou mécaniquement d'après les notes rédigées devant lui par le testateur, puis en donne lecture à ce dernier. Lorsque le testateur ne peut entendre, il prend connaissance du testament en le lisant lui-même, après lecture faite par le notaire. Lorsque le testateur ne peut ni parler ou entendre, ni lire ou écrire, la dictée ou la lecture sont accomplies dans les conditions décrites au quatrième alinéa. Il est fait du tout mention expresse."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Lorsque vous faites un testament authentique chez un notaire, le contenu doit être dicté par vous (le testateur) au(x) notaire(s) qui l’écrivent eux‑mêmes ou le font écrire (à la main ou à la machine), puis ils le lisent au testateur. Si vous ne parlez pas français, la dictée et la lecture peuvent être faites avec un interprète choisi sur les listes officielles d’experts judiciaires, qui doit traduire fidèlement. Le notaire n’a pas à faire appel à un interprète si lui‑même (et, le cas échéant, l’autre notaire ou les témoins) comprennent la langue du testateur. Des règles particulières s’appliquent si le testateur peut écrire mais ne peut parler (le notaire transcrit d’après les notes), s’il ne peut entendre (il prend connaissance en lisant après la lecture faite par le notaire) ou s’il ne peut ni parler, ni entendre, ni lire, ni écrire (on procède comme si un interprète intervenait). Toutes ces circonstances doivent être mentionnées expressément dans l’acte.

Exemple Concret

Exemple : Monsieur Nowak, de nationalité polonaise et ne parlant pas bien français, veut rédiger un testament authentique. Il choisit un interprète figurant sur la liste nationale des experts judiciaires. Devant un notaire, il dicte son testament en polonais ; le notaire l’écrit ou le fait dactylographier. L’interprète traduit exactement la dictée en français pour le notaire, puis, une fois le document rédigé, le notaire lit le testament à voix haute et l’interprète en donne la traduction en polonais afin que M. Nowak comprenne parfaitement le contenu. Le notaire fait figurer dans l’acte la présence de l’interprète et que la lecture et la dictée ont été effectuées selon ces modalités.

Points Clés à Retenir
  • Le testament authentique doit être dicté par le testateur au notaire (un ou deux notaires).
  • Le notaire écrit lui‑même le testament ou le fait écrire, à la main ou mécaniquement (ex. dactylographie).
  • Il doit obligatoirement y avoir une lecture du testament au testateur après rédaction.
  • Si le testateur ne peut s’exprimer en français, la dictée et la lecture peuvent être faites par un interprète choisi sur les listes officielles d’experts judiciaires ; l’interprète doit assurer une traduction exacte.
  • Le notaire n’est pas tenu de recourir à un interprète si lui‑même (et, le cas échéant, l’autre notaire ou les témoins) comprennent la langue du testateur.
  • Si le testateur peut écrire mais ne peut parler, le notaire transcrit d’après les notes rédigées devant lui, puis les lui lit.
  • Si le testateur ne peut entendre, il prend connaissance du testament en le lisant lui‑même après lecture par le notaire.
  • Si le testateur ne peut ni parler, ni entendre, ni lire, ni écrire, la dictée/lecture suivent les modalités prévues pour l’interprète (quatrième alinéa).
  • Toutes ces circonstances doivent être mentionnées expressément dans l’acte (mention expresse).

Continuez votre lecture

Inscrivez-vous gratuitement pour accéder à tout le contenu

  • Fiches d'arrêts complètes
  • Explications IA du Code Civil
  • Cas pratiques et flashcards

Gratuit • Sans carte bancaire • En 30 secondes

Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 972 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA