Code Civil

Article 1321 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"La cession de créance est un contrat par lequel le créancier cédant transmet, à titre onéreux ou gratuit, tout ou partie de sa créance contre le débiteur cédé à un tiers appelé le cessionnaire. Elle peut porter sur une ou plusieurs créances présentes ou futures, déterminées ou déterminables. Elle s'étend aux accessoires de la créance. Le consentement du débiteur n'est pas requis, à moins que la créance ait été stipulée incessible."

L'Explication Prémisse

En termes simples

La cession de créance est un contrat par lequel un créancier transfère tout ou partie de ce qu'on lui doit (sa créance) à une autre personne, soit gratuitement, soit contre paiement. Cette transmission peut porter sur des créances déjà nées ou à naître, et sur des créances dont le montant est connu ou seulement déterminable plus tard. Elle comprend aussi les « accessoires » de la créance, c’est‑à‑dire tout ce qui y est lié (intérêts, garanties, pénalités, etc.). En principe, le débiteur n’a pas à accepter ce transfert, sauf si, dans l’accord initial, il avait été prévu que la créance serait incessible (c’est‑à‑dire non transmissible).

Exemple Concret

Une petite entreprise a vendu des biens à un client qui doit payer dans 60 jours. Pour obtenir de la trésorerie tout de suite, elle cède sa facture à une société d'affacturage qui lui verse une partie du montant immédiatement et encaisse ensuite la somme auprès du client. Le client n’a pas eu à donner son accord pour ce transfert, sauf si, dans le contrat de vente, il était expressément indiqué que la dette ne pouvait pas être cédée.

Points Clés à Retenir
  • Définition : contrat par lequel le créancier transfère sa créance à un tiers (cessionnaire).
  • Forme : la cession peut être gratuite (don) ou onéreuse (contre paiement).
  • Champ : elle peut porter sur tout ou partie d’une créance, sur une ou plusieurs créances, présentes ou futures, déterminées ou déterminables.
  • Accessoires : la cession s'étend aux éléments liés à la créance (intérêts, garanties, pénalités…).
  • Consentement du débiteur : en principe non requis ; le débiteur peut être informé après coup, mais son accord n’est nécessaire que si la créance a été stipulée incessible.
  • Cession partielle possible : on peut céder seulement une fraction de la créance.
  • Effets pratiques : le cessionnaire devient le nouveau titulaire du droit de réclamer le paiement.
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