Code Civil

Article 149 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Si l'un des deux est mort ou s'il est dans l'impossibilité de manifester sa volonté, le consentement de l'autre suffit. Il n'est pas nécessaire de produire l'acte de décès du père ou de la mère de l'un des futurs époux lorsque le conjoint ou les père et mère du défunt attestent ce décès sous serment. Si la résidence actuelle du père ou de la mère est inconnue, et s'il n'a pas donné de ses nouvelles depuis un an, il pourra être procédé à la célébration du mariage si l'enfant et celui de ses père et mère qui donnera son consentement en fait la déclaration sous serment. Du tout, il sera fait mention sur l'acte de mariage. Le faux serment prêté dans les cas prévus au présent article et aux articles suivants du présent chapitre sera puni des peines édictées par l'article 434-13 du code pénal."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que, lorsque l'un des parents (ou de manière générale l'une des deux personnes dont le consentement est requis) est décédé ou ne peut pas exprimer sa volonté, l'accord de l'autre suffit pour autoriser le mariage. Si le décès existe mais qu'on n'a pas l'acte de décès, il n'est pas nécessaire de le produire si le conjoint ou les parents du défunt attestent sous serment ce décès. Si la résidence du parent est inconnue et qu’il n’a pas donné de ses nouvelles depuis un an, le mariage peut aussi être célébré si l’enfant (le futur époux) et le parent qui consent font une déclaration sous serment. Toutes ces déclarations sont portées sur l’acte de mariage et le faux serment est puni conformément à l’article 434-13 du code pénal.

Exemple Concret

Léa, mineure, veut se marier mais son père a disparu et sa résidence est inconnue depuis plus d’un an. Sa mère accepte de donner son consentement. Léa et sa mère font devant l’officier d’état civil une déclaration sous serment attestant qu’elles n’ont pas eu de nouvelles du père depuis plus d’un an. L’officier peut alors célébrer le mariage et mentionnera la déclaration sur l’acte de mariage. Si cette déclaration était mensongère, elles s’exposeraient à des poursuites pour faux serment.

Points Clés à Retenir
  • Si l’un des deux (p. ex. un parent dont le consentement est requis) est mort ou ne peut manifester sa volonté, le consentement de l’autre suffit.
  • L’acte de décès n’est pas obligatoire si le conjoint du défunt ou les parents du défunt attestent le décès sous serment.
  • Si la résidence du parent est inconnue et qu’il est sans nouvelles depuis au moins un an, le mariage peut être célébré sur la base d’une déclaration sous serment faite par l’enfant et par le parent qui donne son consentement.
  • Toutes ces déclarations sont mentionnées sur l’acte de mariage.
  • Le faux serment dans ces cas est puni par la loi (article 434-13 du code pénal).
  • L’article vise à faciliter la célébration du mariage quand la preuve matérielle fait défaut tout en prévoyant un contrôle dissuasif (sanction pénale) contre les déclarations mensongères.

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