L'Explication Prémisse
Cet article affirme trois idées simples et fondamentales : la personne humaine prime sur tout (on ne peut la traiter comme un simple moyen), sa dignité ne peut être atteinte (pas d'humiliation, pas de traitements dégradants, ni de marchandisation), et la loi doit garantir le respect de l'être humain dès le début de la vie. Autrement dit, le droit place la personne et sa dignité au‑dessus d'intérêts économiques ou expérimentaux et impose des règles particulières, notamment en matière médicale et de recherche, pour protéger même les tout débuts de la vie humaine.
Dans un hôpital, on ne peut pas diffuser sur internet des photos d'un patient sans son accord ni rendre public un examen humiliant. De même, une clinique de procréation ne peut vendre des embryons ou traiter des gamètes comme un simple produit commercial : toute intervention qui touche au corps ou à l'intégrité d'une personne (ou à ses premiers éléments de vie) doit respecter la dignité et, en général, obtenir le consentement requis.
- Principe de primauté de la personne : la personne humaine ne peut être sacrifiée à d'autres intérêts (économiques, scientifiques, etc.).
- Interdiction d'atteinte à la dignité : toute forme de traitement humiliant, dégradant ou instrumentalisation est prohibée.
- Respect dès le commencement de la vie : la loi doit assurer une protection particulière des premiers stades de la vie humaine (embryon, fœtus, etc.).
- Champ d'application large : s'applique aux actes médicaux, à la recherche, à la bioéthique, à la commercialisation du corps humain et à la représentation publique des personnes.
- Conséquences pratiques : obligation de respecter le consentement, interdiction de la marchandisation du corps et encadrement légal strict des manipulations génétiques ou expérimentales.
- Norme fondamentale : cet article sert de fondement aux lois et aux décisions qui protègent la dignité humaine ; il peut limiter des libertés ou des activités (recherche, innovations) dans un but de protection.