Code Civil

Article 1754 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Les réparations locatives ou de menu entretien dont le locataire est tenu, s'il n'y a clause contraire, sont celles désignées comme telles par l'usage des lieux, et, entre autres, les réparations à faire : Aux âtres, contre-coeurs, chambranles et tablettes de cheminées ; Au recrépiment du bas des murailles des appartements et autres lieux d'habitation à la hauteur d'un mètre ; Aux pavés et carreaux des chambres, lorsqu'il y en a seulement quelques-uns de cassés ; Aux vitres, à moins qu'elles ne soient cassées par la grêle ou autres accidents extraordinaires et de force majeure, dont le locataire ne peut être tenu ; Aux portes, croisées, planches de cloison ou de fermeture de boutiques, gonds, targettes et serrures."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit simplement que, sauf clause du bail contraire, le locataire doit prendre en charge les petites réparations et l'entretien courant désignés par l'usage du lieu. La loi donne une liste illustrative de ces réparations : éléments de cheminée, battées et bas des murs (jusqu'à 1 m), quelques carreaux cassés, vitres (sauf cas de force majeure comme la grêle), et petites pièces de menuiserie et serrurerie. Il s'agit donc d'entretien courant, pas des gros travaux ou des réparations liées à la vétusté ou à des causes extraordinaires qui restent la charge du propriétaire.

Exemple Concret

Exemple : Paul loue un appartement. Un jour, son enfant casse par inadvertance une vitre de la fenêtre ; Paul doit la remplacer parce que la casse est due à un accident domestique (réparation locative). Si, par contre, la vitre a été brisée par une tempête de grêle, Paul n’en est pas responsable (cas de force majeure). Autre cas : quelques carreaux de la cuisine sont fissurés ; Paul doit les remplacer. Mais si tout le carrelage est détérioré par un problème de sol, la réparation majeure incombe au propriétaire.

Points Clés à Retenir
  • Obligation du locataire uniquement pour les « réparations locatives » ou le « menu entretien », c’est‑à‑dire les petites réparations courantes.
  • La liste fournie est indicative (« entre autres ») et reflète l’usage des lieux ; des usages locaux peuvent compléter la liste.
  • Les éléments visés incluent : âtres, contre‑coeurs, chambranles et tablettes de cheminées ; le recrépiment (enduit) du bas des murs jusqu’à 1 m ; quelques pavés ou carreaux cassés ; les vitres ; portes, croisées, planches de cloison, gonds, targettes et serrures.
  • Exception pour les vitres : le locataire n’est pas tenu quand la casse provient d’événements extraordinaires ou de force majeure (ex. grêle, tempête).
  • La clause contraire dans le bail peut modifier ces règles : le contrat peut reporter certaines réparations au propriétaire ou en donner la charge au locataire au‑delà de ce qui est prévu ici.
  • Il s’agit de réparations de faible importance ; les gros travaux, la réparation des vices de construction ou l’entretien structurel restent en principe à la charge du propriétaire.
  • En cas de doute ou de contestation (ampleur des travaux, cause du dommage), il peut être utile de se référer au bail, aux usages locaux et, si nécessaire, de demander une expertise.
  • Pour le locataire : garder des preuves (photos, factures, constats) permet de prouver la cause du dommage en cas de litige.
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