Code Civil

Article 19-1 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Est français : 1° L'enfant né en France de parents apatrides ; 2° L'enfant né en France de parents étrangers pour lequel les lois étrangères de nationalité ne permettent en aucune façon qu'il se voie transmettre la nationalité de l'un ou l'autre de ses parents. Toutefois, il sera réputé n'avoir jamais été français si, au cours de sa minorité, la nationalité étrangère acquise ou possédée par l'un de ses parents vient à lui être transmise."

L'Explication Prémisse

En termes simples

L'article 19‑1 pose deux cas où un enfant né en France obtient la nationalité française automatiquement : d'une part si ses parents sont apatrides (ils n'ont aucune nationalité), d'autre part si, du fait des lois de leurs pays respectifs, aucun des parents ne peut transmettre sa nationalité à l'enfant. Attention : cette acquisition peut être remise en cause si, avant que l'enfant atteigne la majorité, il reçoit la nationalité d'un de ses parents — dans ce cas on le considère comme n'ayant jamais été français.

Exemple Concret

Exemple concret : Sophie naît à Marseille de parents qui sont apatrides ; elle devient française dès sa naissance. Autre cas : Tom naît à Lille de parents étrangers originaires du « Pays X », dont le droit national interdit la transmission de la nationalité aux enfants nés à l’étranger ; Tom est donc français dès sa naissance. Mais si, avant ses 18 ans, la loi du Pays X change ou l’un de ses parents acquiert une nationalité qui, selon le droit du Pays X, se transmet automatiquement à Tom pendant sa minorité, Tom sera alors réputé n’avoir jamais été français.

Points Clés à Retenir
  • Deux situations d’acquisition automatique : enfant né en France de parents apatrides ; enfant né en France si les lois étrangères interdisent toute transmission de nationalité par les parents.
  • L’acquisition vise à éviter la situation de l’enfant sans nationalité (protection contre l’apatridie).
  • La nationalité est acquise dès la naissance, sans formalités spécifiques pour l’acquisition elle‑même (des démarches administratives peuvent toutefois être nécessaires pour en obtenir la preuve).
  • Effet rétroactif possible : si, pendant la minorité, l’enfant reçoit la nationalité étrangère d’un parent (par transmission selon la loi étrangère), il sera considéré comme n’ayant jamais été français.
  • L’expression « au cours de sa minorité » signifie que l’événement (transmission de la nationalité étrangère) doit intervenir avant la majorité de l’enfant pour produire l’effet de déchéance/irrégularité.
  • Conséquences pratiques : changement d’état civil, perte de droits attachés à la nationalité française (passeport, vote après majorité, etc.) et nécessité éventuelle de vérifier les lois étrangères pour apprécier la transmissibilité de la nationalité.
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