Code Civil

Article 372-2 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"A l'égard des tiers de bonne foi, chacun des parents est réputé agir avec l'accord de l'autre, quand il fait seul un acte usuel de l'autorité parentale relativement à la personne de l'enfant."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que, pour les personnes extérieures qui agissent de bonne foi (par exemple une école, un médecin ou une administration), lorsqu’un seul des parents accomplit un acte courant relevant de l’autorité parentale concernant la personne de l’enfant, on considère qu’il a l’accord de l’autre parent. Autrement dit, les tiers peuvent se fier à la décision d’un seul parent pour les actes habituels de la vie quotidienne de l’enfant, sans devoir exiger la signature ou l’autorisation de l’autre parent. Cette présomption ne s’applique pas aux actes exceptionnels ou importants qui dépassent la simple gestion quotidienne.

Exemple Concret

Un parent signe l’autorisation de participation d’un enfant à une sortie scolaire et la remet à l’école. L’école, en tant que tiers de bonne foi, peut accepter cette autorisation sans exiger la signature de l’autre parent. De même, un parent qui vient chercher l’enfant à la crèche peut le faire sans que la crèche n’ait à vérifier systématiquement l’accord de l’autre parent pour chaque sortie.

Points Clés à Retenir
  • Présomption d’accord : chaque parent est réputé agir avec l’accord de l’autre vis‑à‑vis des tiers de bonne foi.
  • Condition de tiers de bonne foi : la protection vaut uniquement si le tiers ne sait pas (et n’aurait pas dû savoir) qu’il manque l’accord de l’autre parent.
  • Portée limitée : seuls les « actes usuels » relatifs à la personne de l’enfant sont visés (gestes de la vie courante : autorisations scolaires, sorties, soins courants, retraits d’école/crèche, etc.).
  • Exclusion des actes extraordinaires : décisions graves ou exceptionnelles (aliénation de biens, adoption, changements majeurs de résidence, interventions médicales lourdes non urgentes, etc.) ne sont pas couvertes par cette présomption.
  • Effet pratique : sécurise les tiers qui se fient à la signature ou à la décision d’un seul parent pour les actes quotidiens de l’enfant.
  • Ne supprime pas les désaccords entre parents : la présomption protège le tiers de bonne foi mais n’empêche pas le parent absent de contester l’acte entre eux ou devant un juge.
  • Présomption susceptible d’être remise en cause : si le tiers était de mauvaise foi ou savait (ou aurait dû savoir) que l’autre parent ne consentait pas, la protection ne joue pas.

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