Code Civil

Article 378 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"En cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un crime ou d'une agression sexuelle incestueuse commis sur la personne de son enfant ou d'un crime commis sur la personne de l'autre parent, la juridiction pénale ordonne le retrait total de l'autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. Si elle ne décide pas le retrait total de l'autorité parentale, la juridiction ordonne le retrait partiel de l'autorité parentale ou le retrait de l'exercice de l'autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. En cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un délit commis sur la personne de son enfant, autre qu'une agression sexuelle incestueuse, la juridiction pénale se prononce sur le retrait total ou partiel de l'autorité parentale ou sur le retrait de l'exercice de cette autorité. En cas de condamnation d'un parent comme auteur, coauteur ou complice d'un délit commis sur la personne de l'autre parent ou comme coauteur ou complice d'un crime ou d'un délit commis par son enfant, la juridiction pénale peut ordonner le retrait total ou partiel de l'autorité parentale ou le retrait de l'exercice de cette autorité. Le retrait est applicable aux ascendants autres que les père et mère pour la part d'autorité parentale qui peut leur revenir sur leurs descendants."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que lorsqu'un parent est condamné pour des faits graves commis sur son enfant (surtout un crime, et tout particulièrement une agression sexuelle incestueuse) ou pour un crime commis contre l'autre parent, le juge pénal devra en principe lui retirer l'autorité parentale : normalement complètement, et s'il ne le fait pas il doit expliquer pourquoi et au moins prononcer un retrait partiel ou la privation de l'exercice de cette autorité. Pour des infractions moins graves (délits) commises sur l'enfant, le juge doit aussi se prononcer sur un retrait total ou partiel ou sur la privation de l'exercice. Pour certains cas (délit contre l'autre parent ou complicité dans une infraction commise par l'enfant) le retrait reste possible mais laissé à l'appréciation du juge. La mesure peut aussi viser d'autres ascendants (par exemple un grand‑parent) dans la part d'autorité qu'ils exerçaient.

Exemple Concret

Exemple : Marc est condamné pour une agression sexuelle incestueuse sur son fils. À l'audience de condamnation, le tribunal pénal ordonne le retrait total de son autorité parentale sur son fils (il ne peut plus prendre de décisions légales le concernant). Si le tribunal estimait, pour des raisons motivées, qu'un retrait total n'était pas justifié, il devrait au minimum prononcer un retrait partiel ou empêcher Marc d'exercer son autorité parentale.

Points Clés à Retenir
  • La mesure est décidée par la juridiction pénale au moment de la condamnation.
  • Pour un crime sur l'enfant (notamment agression sexuelle incestueuse) ou un crime contre l'autre parent, le retrait total de l'autorité parentale est l'option normale : toute décision contraire doit être spécialement motivée.
  • Si le retrait total n'est pas prononcé dans ces cas graves, le juge doit au moins ordonner un retrait partiel ou le retrait de l'exercice de l'autorité parentale.
  • Pour un délit commis sur l'enfant (autre qu'une agression sexuelle incestueuse), le juge doit se prononcer entre retrait total, retrait partiel ou retrait de l'exercice.
  • Pour un délit contre l'autre parent, ou si le parent est coauteur/complice d'une infraction commise par son enfant, le retrait (total ou partiel) ou le retrait d'exercice reste possible mais relève de l'appréciation du juge.
  • La disposition s'applique aussi aux ascendants autres que père et mère (par exemple grands‑parents) pour la part d'autorité parentale qu'ils détiennent.
  • Retrait de l'autorité parentale = perte des droits et responsabilités légales attachés à l'autorité parentale (décisions relatives à la personne, à l'éducation, à la représentation légale), la mise en œuvre concrète peut ensuite être organisée par le juge aux affaires familiales.
  • L'obligation de motivation protège l'intérêt de l'enfant : toute décision de ne pas prononcer le retrait total dans les cas graves doit être justifiée.
Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 378 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA