Code Civil

Article 387-2 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"L'administrateur légal ne peut, même avec une autorisation : 1° Aliéner gratuitement les biens ou les droits du mineur ; 2° Acquérir d'un tiers un droit ou une créance contre le mineur ; 3° Exercer le commerce ou une profession libérale au nom du mineur ; 4° Transférer dans un patrimoine fiduciaire les biens ou les droits du mineur."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article dit que la personne qui gère légalement les biens d’un mineur (par exemple un parent ou un tuteur) a des limites strictes : même si un juge ou une autorité lui donne l’autorisation, elle ne peut pas donner gratuitement les biens du mineur, acheter des droits ou créances qui seraient dirigés contre le mineur, ouvrir ou gérer une entreprise au nom du mineur, ni transférer les biens du mineur dans un patrimoine fiduciaire. L’objectif est de protéger le patrimoine du mineur et d’éviter les conflits d’intérêts ou les opérations risquées au détriment de ses droits.

Exemple Concret

Un père est l’administrateur des biens de son enfant mineur. Il ne peut pas offrir la voiture du mineur à un ami comme cadeau (aliénation gratuite). Il ne peut pas non plus racheter auprès d’un tiers une dette que ce tiers réclame au nom de l’enfant (acquérir une créance contre le mineur). Il ne peut pas inscrire une activité commerciale ou libérale (par exemple un cabinet médical ou une boutique en ligne) au nom de l’enfant pour en tirer profit. Enfin, il ne peut pas non plus placer les économies de l’enfant dans un « coffre » juridique séparé (patrimoine fiduciaire) pour en garder le contrôle.

Points Clés à Retenir
  • L’interdiction vise l’administrateur légal des biens du mineur (parents, tuteur, etc.).
  • Les interdictions sont absolues : elles s’appliquent « même avec une autorisation » (même si un juge ou une autorité semblait l’autoriser).
  • Actes interdits : 1) aliéner gratuitement les biens ou droits du mineur (ne pas faire de cadeaux au nom du mineur) ; 2) acquérir d’un tiers un droit ou une créance contre le mineur (ne pas racheter des prétentions dirigées contre le mineur) ; 3) exercer le commerce ou une profession libérale au nom du mineur (ne pas créer/utiliser une activité économique au nom du mineur) ; 4) transférer les biens ou droits du mineur dans un patrimoine fiduciaire (ne pas placer ces biens dans un dispositif fiduciaire).
  • But : le texte protège le patrimoine du mineur pour éviter détournement, conflits d’intérêts et opérations risquées.
  • En cas de manquement, l’acte conclu peut être frappé d’annulation et engager la responsabilité de l’administrateur (sanctions civiles, et éventuellement autres conséquences selon la nature du fait).
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