L'Explication Prémisse
Cet article dit quand il est permis d’identifier quelqu’un à partir de son ADN (ses « empreintes génétiques »). Ce n’est pas libre : ça ne peut être fait que dans des situations précises (enquête ou instruction judiciaire, recherche médicale ou scientifique, pour identifier des personnes décédées, certains cas de défense ou de lutte contre le dopage). En matière civile, l’ADN ne peut être recherché que si le juge ordonne une mesure d’instruction dans un litige de filiation ou de subsides, et la personne doit donner son consentement préalable et exprès. Après la mort, l’identification est interdite sauf si la personne l’a expressément autorisé de son vivant. Pour la recherche médicale ou scientifique, le consentement doit être écrit, informé, préciser la finalité et peut être retiré à tout moment. Des règles particulières encadrent les prélèvements pour identifier des victimes militaires, de catastrophes ou de personnes disparues, y compris la possibilité de prélever sur des lieux ou des proches avec autorisation; les modalités seront précisées par décret.
Situation courante : Marie engage une procédure pour établir la paternité d’un enfant né hors mariage. Le juge ordonne une mesure d’instruction (prise d’échantillons biologiques) pour comparer l’ADN. Paul, le père présumé, est informé et signe un consentement écrit et exprès pour le prélèvement. Les analyses d’ADN permettent ensuite d’établir ou d’écarter le lien de filiation. Sans ce consentement préalable et exprès, l’identification génétique ne peut être réalisée en matière civile.
- Identification par ADN autorisée uniquement dans des cas listés : enquête/instruction judiciaire, finalités médicales ou scientifiques, identification de personnes décédées, cas prévus par le code de la défense et lutte contre le dopage selon le code du sport.
- En matière civile, l’ADN ne peut être recherché que sur ordonnance du juge dans le cadre d’une mesure d’instruction visant l’établissement/contest. d’un lien de filiation ou l’obtention/suppression de subsides.
- Le consentement de la personne concernée doit être préalablement et expressément recueilli pour la plupart des situations.
- Identification post-mortem interdite sauf accord exprès de la personne de son vivant.
- Pour les recherches médicales ou scientifiques, le consentement doit être écrit, informé, indiquer la finalité et il est révocable à tout moment et sans formalité.
- Cas particuliers (militaires morts en opération, victimes de catastrophes, personnes présumées mortes recherchées): possibilité de prélèvements sur lieux fréquentés ou sur proches avec accord du responsable des lieux ou, à défaut, autorisation du juge des libertés et de la détention; chaque personne prélevée doit donner son consentement écrit et informé.
- Les modalités pratiques d’application de certaines recherches d’identification (notamment pour les personnes décédées) sont précisées par décret en Conseil d’État.
- Protection des libertés : l’article limite strictement les usages de l’identification génétique et impose des garanties de consentement et d’autorisation judiciaire.