Code Civil

Article 2425 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"Sont publiées au fichier immobilier, sous forme de mentions en marge des inscriptions existantes, les subrogations aux hypothèques, mainlevées, réductions, cessions d'antériorité et transferts qui ont été consentis, prorogations de délais, changements de domicile et, d'une manière générale, toutes modifications, notamment dans la personne du créancier bénéficiaire de l'inscription, qui n'ont pas pour effet d'aggraver la situation du débiteur. Il en est de même pour les dispositions par acte entre vifs ou testamentaires, à charge de restitution, portant sur des créances hypothécaires. Sont publiées sous la même forme les conventions qui doivent l'être en application de l'article 2416 . Les actes et décisions judiciaires constatant ces différentes conventions ou dispositions et les copies, extraits ou expéditions déposés au service chargé de la publicité foncière en vue de l'exécution des mentions doivent contenir la désignation des parties conformément au premier alinéa des articles 5 et 6 du décret du 4 janvier 1955. Cette désignation n'a pas à être certifiée. En outre, au cas où la modification mentionnée ne porte que sur parties des immeubles grevés, lesdits immeubles doivent, sous peine de refus du dépôt, être individuellement désignés."

L'Explication Prémisse

En termes simples

L'article 2425 impose que certaines modifications concernant des inscriptions hypothécaires soient portées au fichier immobilier par des mentions en marge des inscriptions existantes. Il s'agit notamment des remplacements ou changements de créancier (subrogations), des mainlevées ou réductions d'hypothèque, des cessions de priorité, des transferts, des prorogations de délais et des changements de domicile, à condition que ces modifications n'aggravent pas la situation du débiteur. Les actes entre vifs ou testamentaires qui imposent une restitution liée à une créance hypothécaire sont traités de la même façon. Les actes ou décisions qui demandent cette publicité doivent identifier clairement les parties selon les règles du décret du 4 janvier 1955 (sans exigence de certification) et, si la modification ne concerne que certaines parcelles ou lots, ces éléments doivent être désignés individuellement sous peine de refus du dépôt. L'objectif est d'assurer la publicité et l'opposabilité des changements sans léser le débiteur.

Exemple Concret

Un particulier rembourse une partie d'un prêt garanti par une hypothèque sur sa maison ; la banque émet une mainlevée partielle pour la portion remboursée. Pour être opposable aux tiers et mis à jour dans le fichier immobilier, cet acte est publié sous forme d'une mention en marge de l'inscription hypothécaire. Si la mainlevée ne concerne que le garage (lot distinct), le document doit désigner précisément ce garage ; sinon le service de publicité foncière refusera le dépôt.

Points Clés à Retenir
  • Quels actes se publient en marge : subrogations aux hypothèques, mainlevées, réductions, cessions d'antériorité, transferts, prorogations de délais, changements de domicile et, plus généralement, toutes modifications n’aggravant pas la situation du débiteur.
  • Condition essentielle : la modification ne doit pas aggraver la situation du débiteur pour être publiée sous cette forme.
  • Les dispositions entre vifs ou testamentaires à charge de restitution portant sur des créances hypothécaires sont soumises aux mêmes règles.
  • Les conventions imposées par l'article 2416 doivent également être publiées de la même manière.
  • Formalisme : les actes et décisions visant la publicité doivent comporter la désignation des parties conformément au décret du 4 janvier 1955 (articles 5 et 6) ; cette désignation n'a pas à être certifiée.
  • Obligation de désignation individuelle : si la modification ne concerne que certaines parties des immeubles grevés (parcelles, lots), celles-ci doivent être désignées individuellement, faute de quoi le dépôt peut être refusé.
  • But pratique : assurer la publicité et l'opposabilité des changements au bénéfice des tiers et garantir la sécurité juridique des inscriptions hypothécaires.
  • Conséquence d'un défaut de forme : refus du dépôt ou mise à l'écart de la publicité, ce qui peut nuire à l'opposabilité de la modification vis-à-vis des tiers.
Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 2425 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA