Code Civil

Article 370-1-3 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"L'adoption plénière de l'enfant du conjoint, du partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou du concubin est permise : 1° Lorsque l'enfant n'a de filiation légalement établie qu'à l'égard de ce conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin ; 2° Lorsque l'enfant a fait l'objet d'une adoption plénière par ce seul conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et n'a de filiation établie qu'à son égard ; 3° Lorsque l'autre parent que le conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin s'est vu retirer totalement l'autorité parentale ; 4° Lorsque l'autre parent que le conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin est décédé et n'a pas laissé d'ascendants au premier degré ou lorsque ceux-ci se sont manifestement désintéressés de l'enfant."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article permet à une personne (époux/épouse, partenaire lié par un PACS ou concubin) d'adopter « pleinement » l’enfant de son conjoint/partenaire/concubin dans des situations précises. L’adoption plénière crée une nouvelle filiation entre l’adoptant et l’enfant et efface en grande partie les liens juridiques avec la filiation précédente ; elle n’est donc autorisée ici que si la filiation existante est déjà établie uniquement au profit du conjoint (ou si l’autre parent est décédé sans héritiers proches ou a perdu l’autorité parentale, ou si l’enfant a déjà été adopté plénièrement par ce conjoint).

Exemple Concret

Exemple : Julien vit avec Amélie, qui a un fils, Lucas, issu d’une précédente relation. Le père biologique de Lucas est décédé et ses propres parents (les grands‑parents de Lucas) sont eux‑mêmes décédés. Amélie et Julien souhaitent que Julien adopte Lucas. L’article 370‑1‑3 permet cette adoption plénière parce que l’autre parent de Lucas est décédé et n’a pas laissé d’ascendants au premier degré, ce qui autorise Julien à devenir juridiquement le père de Lucas.

Points Clés à Retenir
  • Autorisation d’adopter l’enfant du conjoint/partenaire/PACS/concubin uniquement dans des cas limités.
  • Cas 1 : l’enfant n’a de filiation légalement établie qu’à l’égard du conjoint/partenaire/concubin.
  • Cas 2 : l’enfant a déjà été adopté plénièrement par ce seul conjoint/partenaire/concubin et n’a de filiation qu’à son égard.
  • Cas 3 : l’autre parent a été complètement privé de l’autorité parentale.
  • Cas 4 : l’autre parent est décédé et n’a pas laissé d’ascendants au premier degré (ou ces ascendants se sont manifestement désintéressés de l’enfant).
  • L’adoption plénière crée une nouvelle filiation entre l’adoptant et l’enfant et remplace, dans la majeure partie, la filiation antérieure.
  • Cette disposition vise à protéger la stabilité juridique et affective de l’enfant tout en encadrant strictement les situations où la rupture de la filiation antérieure est possible.
Besoin d'aide sur cet article ?

Vous avez un cas pratique ou une fiche d'arrêt à réaliser sur l'article 370-1-3 ? L'IA Prémisse peut vous aider à rédiger votre devoir.

Disponible 24/7 • Méthodologie CRFPA