Code Civil

Article 462 : Explication et Exemple

Comprendre le droit simplement.

Texte Officiel
En vigueur
"La personne en tutelle est assistée de son tuteur lors de la signature de la convention par laquelle elle conclut un pacte civil de solidarité. Aucune assistance ni représentation ne sont requises lors de la déclaration conjointe devant l'officier de l'état civil ou devant le notaire instrumentaire prévue au premier alinéa de l'article 515-3 . Les dispositions du premier alinéa du présent article sont applicables en cas de modification de la convention. La personne en tutelle peut rompre le pacte civil de solidarité par déclaration conjointe ou par décision unilatérale. La formalité de signification prévue au cinquième alinéa de l'article 515-7 est opérée à la diligence du tuteur. Lorsque l'initiative de la rupture émane de l'autre partenaire, cette signification est faite à la personne du tuteur. La rupture unilatérale du pacte civil de solidarité peut également intervenir sur l'initiative du tuteur, autorisé par le juge ou le conseil de famille s'il a été constitué, après audition de l'intéressé et recueil, le cas échéant, de l'avis des parents et de l'entourage. Aucune assistance ni représentation ne sont requises pour l'accomplissement des formalités relatives à la rupture par déclaration conjointe. La personne en tutelle est représentée par son tuteur dans les opérations prévues aux dixième et onzième alinéas de l'article 515-7. Pour l'application du présent article, le tuteur est réputé en opposition d'intérêts avec la personne protégée lorsque la tutelle est confiée à son partenaire."

L'Explication Prémisse

En termes simples

Cet article organise comment une personne placée sous tutelle peut conclure, modifier ou rompre un pacte civil de solidarité (PACS). En résumé : pour la signature de la convention (ou sa modification) la personne protégée doit être assistée par son tuteur, sauf si la formalité se fait par déclaration conjointe devant l'officier d'état civil ou devant le notaire (dans ce cas aucune assistance ni représentation n'est nécessaire). La rupture du PACS peut se faire d'un commun accord (déclaration conjointe) ou unilatéralement. Le tuteur a la charge de signifier les actes nécessaires ; si la rupture est provoquée par l'autre partenaire, la signification se fait au tuteur. Le tuteur peut aussi demander l'autorisation du juge (ou du conseil de famille) pour rompre le PACS au nom de la personne protégée, après audition de celle-ci et, le cas échéant, consultation de la famille. Enfin, si le tuteur est le partenaire de la personne protégée, on considère qu'il existe un conflit d'intérêts.

Exemple Concret

Mme Martin est sous tutelle. Elle souhaite se pacser avec M. Leroy : pour signer la convention de PACS chez un notaire, Mme Martin doit être assistée par son tuteur. Si Mme Martin et M. Leroy vont ensemble déclarer leur PACS à la mairie devant l'officier d'état civil, la présence ou la représentation du tuteur n'est pas requise. Plus tard, si M. Leroy veut rompre le PACS seul, il doit signifier la rupture au tuteur de Mme Martin. Si c'est le tuteur qui estime nécessaire de rompre le PACS au nom de Mme Martin, il devra demander l'autorisation du juge (ou du conseil de famille) après avoir entendu Mme Martin et, si besoin, consulté sa famille.

Points Clés à Retenir
  • Signature de la convention et modifications : la personne en tutelle doit être assistée par son tuteur pour signer la convention ou la modifier.
  • Exception déclaration conjointe : aucune assistance ni représentation n'est requise si le PACS est enregistré par déclaration conjointe devant l'officier d'état civil ou le notaire (référence art. 515-3).
  • Rupture du PACS : peut être faite par déclaration conjointe ou par décision unilatérale.
  • Obligation de signification : la formalité de signification à l'autre partenaire est effectuée par le tuteur ; si l'autre partenaire initie la rupture, la signification est faite au tuteur.
  • Rupture unilatérale par le tuteur : possible seulement après autorisation du juge ou du conseil de famille (s'il existe), avec audition de la personne protégée et, le cas échéant, recueil de l'avis des parents et de l'entourage.
  • Formalités de rupture conjointe : aucune assistance ni représentation n'est requise pour accomplir ces formalités.
  • Représentation pour certaines opérations : la personne protégée est représentée par son tuteur pour les opérations prévues aux dixième et onzième alinéas de l'article 515-7.
  • Conflit d'intérêts : si le tuteur est aussi le partenaire de la personne protégée, il est réputé en opposition d'intérêts (situation nécessitant une attention particulière du juge).
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