L'Explication Prémisse
Cet article signifie que si la personne décédée ne laisse ni enfants ni autres descendants (enfants, petits‑enfants, etc.) et qu’il n’existe pas non plus de descendants issus des parents du défunt (par exemple frères, sœurs, neveux/nièces), alors le conjoint survivant hérite de l’intégralité de la succession. En d’autres termes, quand il n’y a aucun descendant dans la ligne du défunt ni dans celle de ses père et mère, le mari ou la femme devient l’unique héritier légal.
Paul meurt sans enfant. Les frères et sœurs de Paul sont tous décédés et n’ont laissé aucun enfant. Dans ce cas, sa femme Claire recueille la totalité des biens de Paul.
- Condition essentielle : absence de descendants du défunt (enfants, petits‑enfants, etc.).
- Sont aussi concernés les descendants des père et mère du défunt : il s’agit des personnes issues de la même lignée parentale (par exemple frères, sœurs, neveux, nièces).
- Si toutes ces personnes font défaut (y compris par représentation), le conjoint survivant devient l’unique héritier de la succession.
- La règle s’applique automatiquement en l’absence d’autres héritiers réservataires dans ces lignes ; elle se combine avec les autres règles du droit successoral (testament, régime matrimonial, etc.).
- La notion de « descendant » inclut la représentation : un descendant qui est mort mais ayant laissé des enfants peut transmettre sa place à ces descendants (selon les règles de représentation).