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Code civil

Article 1231-1

Dommages-intérêts pour inexécution

  1. Livre III : Des différentes manières dont on acquiert la propriété
  2. Titre III : Des sources d’obligations
  3. Sous-titre Ier : Le contrat
  4. Chapitre IV : Les effets du contrat
  5. Section 5 : L’inexécution du contrat
  6. Sous-section 5 : La réparation du préjudice résultant de l’inexécution du contrat

Mis à jour le Équipe éditoriale Prémisse

Sommaire7 parties

Texte de l’article 1231-1

Le débiteur est condamné, s'il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts soit à raison de l'inexécution de l'obligation, soit à raison du retard dans l'exécution, s'il ne justifie pas que l'exécution a été empêchée par la force majeure.

Texte de notre base, à confirmer dans sa version en vigueur avant de le citer.

L’article 1231-1 en clair

L’article 1231-1 fonde la responsabilité contractuelle : le débiteur qui n’exécute pas son obligation, ou l’exécute en retard, doit des dommages et intérêts, à moins de prouver que l’exécution a été empêchée par la force majeure. Il reprend en substance l’ancien article 1147.

Les conditions

Une inexécution
Une obligation non exécutée, mal exécutée ou exécutée en retard.
Un préjudice
La perte subie et le gain manqué (article 1231-2), limités au dommage prévisible lors de la conclusion du contrat, sauf faute lourde ou dolosive (article 1231-3).
Une mise en demeure
Sauf inexécution définitive, les dommages et intérêts ne sont dus qu’après une mise en demeure de s’exécuter dans un délai raisonnable (article 1231).
L’exonération
Le débiteur s’en libère en prouvant la force majeure, telle que la définit l’article 1218.

Dans une copie

Dans un cas pratique, situe l’article 1231-1 parmi les sanctions de l’inexécution que liste l’article 1217 : la réparation se cumule avec les autres sanctions compatibles. Établis l’inexécution, la mise en demeure s’il en faut une, puis le préjudice réparable ; examine enfin une éventuelle clause qui limite la réparation, et la force majeure si le débiteur l’invoque.

Les pièges à éviter

  • Oublier la mise en demeure quand l’inexécution n’est pas définitive.
  • Réparer un dommage imprévisible sans caractériser une faute lourde ou dolosive.
  • Appliquer l’article 1240 entre cocontractants, pour un dommage né de l’inexécution du contrat.
  • Écarter une clause limitative au seul motif que l’obligation est essentielle : il faut qu’elle en contredise la portée.

À lire avec

La jurisprudence à connaître

  • Arrêt Chronopost · Cour de cassation, chambre commerciale, 22 octobre 1996

    La clause qui limite la réparation au point de contredire la portée de l’obligation essentielle est réputée non écrite.

  • Arrêt Faurecia II · Cour de cassation, chambre commerciale, 29 juin 2010

    Seule la clause qui contredit la portée de l’obligation essentielle est écartée ; la faute lourde ne se déduit pas du seul manquement.

Tu arrives par l’article 1231-1

Passe de la règle au raisonnement

Si cet article tombe dans ton TD, le tuteur t’aide à l’appliquer proprement en cas pratique : qualification, majeure, mineure et conclusion.

L’appliquer à mon cas

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Pour aller plus loin